RISQUE REQUINS ?

Est-il dangereux de plonger avec les requins ?

Sur les milliers de plongées, on dénombre très peu d’accidents. Dans les fichiers qui enregistrent les attaques de requins dans le monde, ils sont classés dans la catégorie des « accidents provoqués » et ils surviennent principalement lors de nourrissage « à la main ». Un cas mortel est survenu lors d’un « rodéo » sur un site bien connu des Bahamas. Des études ont montré que les requins pouvaient se montrer plus agressifs sur les sites de nourrissage régulier. En Polynésie, une vingtaine de morsures sont survenues lors de séances de nourrissage. Une série dramatique d’attaques en Mer Rouge a conduit à l’interdiction du « shark feeding ». Les requins sont des animaux sauvages, et plonger avec eux comporte un certain risque. Ce risque est variable selon les espèces, quasi nul pour les plongées avec les petits requins côtiers et récifaux, il peut être non-négligeable pour des plongées avec grands requins du large. Dans tous les cas, les opérateurs ont mis en place des protocoles stricts pour limiter au maximum ce risque. Les clients-plongeurs doivent être informés de ce risque potentiel, car la préparation psychologique du plongeur est un gage de sa sécurité. S’il est possible de plonger avec peu de risque avec un grand nombre d’espèces de requins, les plongées avec des grands requins pélagiques doivent être réservées aux plongeurs qualifiés et expérimentés.

Si les questions relatives aux inconvénients font toujours débat, les avantages de l’écotourisme sont indéniables. Les revenus financiers profitables aux populations locales sont durables puisque la « ressource» est conservée ! Ces activités génèrent des emplois, et permet dans certains cas de reconvertir une activité déclinante voir moribonde (e.g. la pêche) en une activité rentable. Elles permettent aussi de changer les mentalités, en démystifiant la mauvaise image des requins. Ainsi, la sensibilisation des opérateurs et des participants à la conservation des requins, contribue à la protection de certaines espèces et de zones marines. Enfin, les opérateurs de ces activités participent volontiers à la récolte de données (par leurs observations quotidiennes, et leur savoir empirique) à des programmes scientifiques qui ont pour but de mieux comprendre le comportement des requins.

Même si le plongeur « bio » essaie de se fondre dans le milieu pour minimiser son impact, celui-ci n’est jamais nul ! Sa seule présence dans un milieu qui n’est pas le sien pourrait déranger ! L’expérience montre que cet impact est minime quand le plongeur adopte un comportement respectueux du milieu et de ses habitants. Des codes de bonne conduite sont enseignés dans la majorité des clubs de plongée, et de nombreux plongeurs et club ont déjà adopté la Charte internationale du plongeur responsable promut par l’association Longitude 181 Nature.

 

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